Le blog de l'association Kerlann

Les salariées Tati, demandent au nouveau président d’intervenir

Les salariées Tati, demandent au nouveau président d’intervenir

Juil 12, 2017

Laissez-nous choisir notre avenir, Que propose ERAM pour les employés non repris ? ERAM prends tes responsabilités ; ce sont les slogans portés par les manifestants le 13 mai dernier, devant l’emblématique magasin de Barbes de l’enseigne Tati. Un rassemblement organisé par l’intersyndicale CFDT, CGT, CFTC et Unsa du groupe ERAM, pour manifester leur inquiétude pour les 1754 postes qui sont menacées par le placement en redressement judiciaire depuis le 7 mai dernier de l’enseigne, par le tribunal de commerce de Bobigny avec la nomination de deux administrateurs Judiciaires.

Des salariés inquiets

Beaucoup de salariés travaillent depuis plus de 30 ans, dans l’une des 115 magasins de la marque de vêtements à prix cassés dans l’hexagone, les magasins Tati ont perdu plus de 60 millions d’euros l’an dernier face à la concurrence des géants mondiaux des vêtements discount comme l’enseigne irlandaise Primark.

Tati, c’est l’histoire d’une petite boutique à Barbès à Paris, devenue très grande enseigne. À la fin des années quarante, Jules Ouaki, inventa le concept de la vente des vêtements à bas prix dans des bacs de libre-service. Le succès est énorme les magasins ouvrent les uns après les autres, mais dans les années 2000 les difficultés apparaissent, des boutiques ferment et le groupe subit son premier redressement judiciaire, aujourd’hui une nouvelle fois Tati est menacée.

Avocat des salariés

Thomas Hollande, avocat des salariés de Tati l’une des enseignes du groupe Agora, a critiqué le comportement de la société mère ERAM vis-à-vis de l’enseigne Tati, en la délaissant,

Et met en cause la loi Macron qui a permis de supprimer l’obligation des grands groupes le plan de sauvegarde de l’emploi, de leurs filiales en redressement judiciaire, au lieu d’assumer leur responsabilité.

Il demande au nouveau président, qui a déjà montré son envie de s’investir dans les négociations pour le maintien des emplois de salariés comme dans le cas de la délocalisation de Whirlpool avec les 290 salariés. Thomas Hollande, souhaite que le nouveau gouvernement se mobilise et fasse pression sur le société mère ERAM pour assurer la reprise des salariés des magasins qui ne seront pas repris.

Les offres de reprise

Un certain nombre de candidats repreneurs qui se sont manifestés parmi eux le fondateur de Gifi, la seule offre qui a été dévoilée au public, mais aussi Foir’Fouille, Stockomani et Centrakor ainsi que Maxi Bazar, ont bien fait une offre de reprise pour Agora Distribution, mais aucun n’a proposé de reprendre l’ensemble des magasins. Mon objectif et ma mission, a déclaré Michel Resseguier responsable du groupe Agora, c’est que les offres à la fin intègrent tous les emplois, à plusieurs vagues et sur plusieurs mois. Les proposions de reprise seront étudiées par le tribunal avec l’aide de l’administrateur judiciaire, le 29 mai prochain, affaire à suivre.