Le blog de l'association Kerlann

     Esclavage : le trafic d’enfants

     Esclavage : le trafic d’enfants

Jan 24, 2018

 

  En Inde :

“Le trafic des enfants est en pleine expansion dans l’ancien royaume de Dahomey.

En 1995, 177 enfants ont été interceptés aux frontières, en 1999, ils étaient 1095, soit 900 % d’augmentation […].

Quinze heures de labeur quotidien dans les plantations de café ou de cacao de Korhogo ou de Bouaké en Côte d’Ivoire […].

Entre le Bénin et le Nigeria, 700 points de passage seraient à surveiller”, extrait d’un article, écrit par la journaliste Audrey-Crespo Mara.

 

Selon le bureau international du travail (BIT), ils seraient 80 millions à être astreints au travail forcé sur le continent africain.

Comme ce communiqué risque de conforter le lecteur occidental dans ses préjugés dévalorisants, restons sur une réalité géographiquement plus proche, et, pourquoi pas, au cœur de Paris.

Dans le même bulletin, on peut lire “Elle s’appelle Laetitia. Le 5 septembre, elle s’est enfuie de chez son employeur, un diplomate indien.

Donnée en cadeau très jeune à la famille du diplomate, elle travaillait sept jours sur sept, de six heures à minuit, jamais payée, mais régulièrement menacée de mort.

Aujourd’hui, une information contre X pour blessure à l’arme blanche a été ouverte par le parquet de Paris.

Le président Bernard Debré qui l’a opérée pour suturer les plaies multiples dans la zone uro-génitale a fait état d’actes de torture et de barbaries […].

Le diplomate indien est protégé par l’immunité diplomatique qui lui permet de ne pas répondre aux questions du juge”.

 

Lier l’enfance et l’esclavage provoque un insupportable traumatisme affectif.

Nos consciences refusent la contradiction entre l’image de l’enfant, par porteur d’espérance, et celle de l’esclavage qui étouffe tout avenir dans une nuit de souffrances.

Piétiner ainsi des êtres sans défense, au point de leur ôter toute humanité, heurte comme l’un des scandales majeurs de notre époque.

Cependant, au même temps qu’il s’étend, ce drame prend chaque jour une intensité plus tragique, sous les formes les plus diversifiées.

Si l’on est arrivé là, c’est qu’un silence complice des autorités en tout genre, aidé par l’indifférence universelle, l’a trop longtemps étouffé.

   Le travail des enfants :

L’organisation des nations unies (ONU) reconnaît officiellement, que le travail des enfants tend de plus en plus à entrer, dans la structure économique du monde contemporain.

“La main d’œuvre enfantine, est très demandée, parce que les enfants sont plus dociles que les adultes.

Leurs doigts agiles et leur petitesse, sont considérés comme des avantages.

Certes, tous les emplois ne correspondent pas à des situations d’esclavage, mais, nous allons voir que ceux qui entrent dans ce cadre, se comptent par dizaines de millions”, un des tweets de la présentatrice phare de la télévision française, “Audrey Crespo-Mara”.

Si, depuis des décennies, l’immense majorité de ces gosses esclaves vit dans le sous-continent indien, on constate aujourd’hui, que le phénomène se diffuse rapidement sur le reste de la planète.