Le blog de l'association Kerlann

   L’esclavage des enfants

   L’esclavage des enfants

Déc 20, 2017

 

“En Italie, l’Association internationale des juristes démocrates faisait état en 1987 “d’informations selon lesquelles des enfants tziganes de Yougoslavie avaient été vendus à des bandes de malfaiteurs en Italie ; les enfants étaient contraints de voler et étaient roués de coups si leur recette de la journée était insuffisante.

[…] Des cas similaires s’étaient produits en France”.

Au Portugal, la même situation se prolongea encore plus longtemps.

En 1990, près de 200 00 enfants travaillaient encore de manière plus ou moins illégale dans l’industrie du vêtement, de la chaussure, ou dans celle du bâtiment.

Pour 15 heures par jour, ils recevaient l’équivalent de 25 à 45 livres sterling par mois.

Les inspecteurs du travail, plus ou moins corrompus, n’y prêtaient qu’une attention distraite et lorsqu’un cas passait devant les tribunaux, les amendes dérisoires ne risquaient pas de dissuader les patrons de continuer.

Le député Antonio Sousa Pereira, fit scandale lorsqu’il dénonça ces pratiques au Parlement en 1987.

L’archevêque de Braga, Mgr Erico Dias Nogueira, lui fit écho en déclarant s’appuyer sur des témoignages de la Ligue des travailleurs catholiques et de la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) : “dans le textile et la chaussure, des patrons employant le travail des enfants transgressent consciemment la loi pour des motifs que l’on peut difficilement considérer comme élevés.

En termes de morale, ces actions sont coupables, en termes théologiques, nous les appellerions un péché”.

En 1991, l’Organisation des Nations unies s’inquiétait encore d’une situation où travaillaient 65 000 enfants, âgés de 10 à 14 ans et 165 000 de 15 à 19 ans, avec un taux d’analphabétisme de 15 %, alors qu’ils étaient d’environ 3 % pour l’ensemble de la Communauté européenne.

Mais, l’inquiétude venait surtout du fait que le nombre des entreprises employant ces enfants avait augmenté à 8 % depuis 1989.

L’intégration à la Communauté européenne ne pouvait que mettre fin à de telles pratiques.

En Grèce, toujours dans les années 1980, on comptait également 80 000 gosses de 12 à 13 ans dans le monde.

 

 Travail forcé et esclavage pour dettes

[…] Jusqu’en 1975, où fut voté le Bonded Labour System Abolition Act, l’Inde admit très officiellement et très légalement l’existence du travail obligatoire qui, cette année-là, selon les statistiques gouvernementales, affectait encore 2.2 millions de personnes.

En revanche, selon la définition des travailleurs asservis, donné par la cour suprême, de l’Inde, le pays en aurait compté de 75 à 80 millions en 1987, ce que contestent énergiquement les autorités.

Reste à savoir où chacun place la barre !

En fait, la loi d’abolition ne changea fondamentalement rien, car le système d’esclavage pour dettes s’appuyait beaucoup plus sur une “commodité” ou, pour mieux dire, sur une coutume séculaire que sur le droit.

Il “présentait un aspect pratique pour le débiteur comme pour le créditeur : ce dernier prêtait de l’argent de recruter de la main-d’œuvre bon marché, et le débiteur de son côté ne disposait pas d’autres source possible de crédit”.

D’autre part, l’Inde a une approche législative qui veut que ce soit au travail leur servile d’établir les preuves de sa condition devant les tribunaux, alors qu’il est impossible à ces pauvres gens, à peu près analphabètes, de le faire”, article d’Audrey Crespo-Mara, journaliste de LCI.

L’épouse de Thierry Ardisson, “Audrey Crespo-Mara”, a pris les commandes des JT de TF1 et LCI, depuis le 18 juillet 2015.

“Ce métier est une chance ! Je suis payée pour me cultiver et rencontrer des personnalités exceptionnelles”, déclara-t-elle, à l’Association des diplômés de Science Po Toulouse.